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	<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 11:13:48 +0000</pubDate>
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		<title>Petit, miniature et ciron</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 11:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Étymologie</category>
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		<description><![CDATA[
L’époque où les ordinateurs les plus puissants nécessitaient un hangar volumineux est révolue. Aujourd’hui, les plus petits PC tiennent dans une sacoche, un sac à main pour les e-pc. Ils consomment de moins en moins d’énergie et sont autonomes sur batteries de plus en plus longtemps. Mais qu’en est-il des problèmes engendrés par cette miniaturisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/nain.jpg" /></p>
<p>L’époque où les ordinateurs les plus puissants nécessitaient un hangar volumineux est révolue. Aujourd’hui, les plus petits PC tiennent dans une sacoche, un sac à main pour les e-pc. Ils consomment de moins en moins d’énergie et sont autonomes sur batteries de plus en plus longtemps. Mais qu’en est-il des problèmes engendrés par cette miniaturisation qui les fait s’accumuler sur des surfaces de plus en réduites ? Et quelles sont les perspectives économiques de cette course effrénée à la réduction de tous ce que nous utilisons pour notre travail, les loisirs, <em>etc</em>. ?<br />
<a id="more-176"></a></p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><strong>Étymologie</strong><br />
Il existe beaucoup de mots pour qualifier la petitesse d’un objet, d’un être vivant, d’une pierre, d’une brindille que nous pouvons voir à l’œil nu, et quantité d’autres encore pour pour tout ce que nous ne pouvons voir (mais observer grâce à une loupe, un microscope à dioptres et lentilles ou un microscope à balayage électronique). On peut utiliser les mots petit, minuscule, lilliputien, ciron, et quantité d’autres. Voyons quelles en sont les origines.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> Le mot petit a une origine celtique qui a passé en latin sous la forme <em>pittitus</em>. Il a donné petiot, petitesse, rapetisser, rapetasser (et par extension rapt et rapine). Minuscule est un mot assez récent (XVII<sup>e</sup> siècle) ; il est dérivé du latin classique <em>minusculus </em>(« un peu plus petit », « assez petit »). Dans le dictionnaire de l’Académie (1634), minuscule était employé pour désigner une lettre plus petite que la majuscule ou d’une forme particulière (tels les caractères spéciaux, les digrammes, <em>etc</em>.). Le mot lilliputien, utilisé pour qualifier une personne de petite taille, fait référence au livre de l’auteur satirique irlandais Jonathan Swift (1667-1745), Les voyages de Gulliver (1726, <em>Travels into several remote nations of the world</em>), dans lequel un homme se retrouve dans un pays imaginaire, Lilliput, où vit un peuple de petite taille (Les Lilliputiens), pays qui lui permit de critiquer les gens de « pouvoir », les orgueilleux mais surtout les « envahisseurs » anglais. Cet adjectif est attesté en français en 1878 (dictionnaire de l’Académie).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Avant l’invention des microscopes, les particules les plus petites étaient appelées les cirons. Cela pouvait désigner aussi bien des organismes vivants invisibles à l’œil nu que ce qui sera plus tard appelé les atomes (le mot atome vient du grec atomos, qui signifie « qui ne peut être divisé, coupé » ; en 1350-1400, l’« <em>athome</em> » est pour les philosophes anciens, le plus petit élément de matière, considéré comme indivisible). Ciron serait d’origine franc-comtoise (<em>chiron</em>, 1870), issu du francique <em>seuro </em>qui viendrait d’un mot germanique <em>suero</em>. Le mot ciron désignait aussi un animal microscopique, un acarien que l’on peut rencontrer dans le fromage, le jambon et la farine (mais l’on peut aussi trouver des espèces d’acariens qui vivent sur notre peau et nous rendent bien des services car sans que nous ne nous en rendions compte, elles se nourrissent des cellules mortes, et nous nettoient).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Enfin, l’élément formant nano, utilisé pour composer des mots comme nanogramme, nanomètre, nanotechnologie, est tiré du latin <em>nanus</em>, c’est-à-dire « nain » ou « très petit. »</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/trespetit.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/liliput.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Miniaturisation et fuite d’énergie</strong><br />
En l’espace de vingt ans, des progrès considérables ont été réalisés en matière de miniaturisation, en particulier dans la taille du transistor, invention décisive du XX<sup>e</sup> siècle s’il en est (sans transistors par de radios, de puces pour appareils électroniques, de serveurs ou de téléphones mobiles, <em>etc</em>.), car elle a modifié nos modes de vie. Les informations circulent plus vite, nous sollicitant sans arrêt, chez nous, dans la rue, sur notre lieu de travail ; on dit que le « temps change », qu’il va plus vite ; mais le temps ne change pas, c’est la vitesse du « passage » de ces flux constants d’informations qui a été introduite dans nos civilisations du fait de développements techniques qui nous donne cette impression.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Les gros transistors d’hier sont devenus de minuscules composants placés sur des surfaces de plus en plus réduites (ex. : un Pentium IV à 3,4 GHz contient 167 millions de transistors sur une surface de 206 mm² ; un dual-core en contient 820 millions). Pour miniaturiser, il faut gagner de la place [sic], place qui ne peut être gagnée que par la réduction de la taille des transistors. Qui dit gain de place dit aussi, par extension, gain de puissance de calcul (des processeurs). Les fabricants de microprocesseurs se faisant une concurrence intense (AMD, Intel), on comprendra que ces progrès techniques sont étroitement corrélés à des intérêts économiques. Pour information, la croissance de ce gain suit une loi exponentielle appelée loi de Moore qui indique que pour que ce gain de performance continue de progresser la dimension des transistors doit être divisée par deux tous les vingt-quatre mois.</p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/eniac.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/proc-intel.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/moore-law.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/transistor-bell.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Aujourd’hui, les circuits élémentaires électriques gravés ont une largeur de tracé de l’ordre de 90 nanomètres à 65 nanomètres (AMD, Intel, pour les processeurs double cœur). Les grands fondeurs de processeurs (Intel, AMD) ont commencé à sortir des cartes mères avec des lignes de silicone gravées à 45 nm (nanomètres). Mais la course à cette miniaturisation a son revers de médaille car plus un transistor est petit et plus, lorsque celui-ci est au repos, il laisse passer une légère énergie (courant électrique). On parle de fuite d’énergie (<em>leakage</em>, en anglais). Ramenée à des millions de transistors cette fuite augmente la consommation électrique qu’il y a un dégagement important de chaleur (un peu comme ces appareils électriques qui consomment lorsqu’ils sont mis en veille).</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/trigate.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Des recherches sont actuellement menées pour tenter de réduire ces fuites. Par exemple, la société française Soitec (<a target="_blank" href="http://www.soitec.com/fr/">lien</a>) a mis au point une technique baptisée SOI (Silicon On Insulator) qui consiste à disposer les tranches de silicium sur un isolant dans le but de réduire les fuites de courant des transistors. Le gain de performance obtenu pour les puces est alors de 30 %, et la taille de gravure descend à 45 nanomètres.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Outre l’amélioration de la sérigraphie pour limiter les pertes d’énergie, un solution consisterait à inventer de nouveaux types de transistor. Plusieurs grands groupes se sont engagés sur cette voie. Par exemple, de grands espoirs sont fondés sur les nanotubes de carbone (inventé en 1991 par Sujio Ijima, chercheur chez Nec). Ces nanotubes, outre leur finesse (à titre de comparaison, un nanotube est 50 000 fois plus fin qu’un cheveu, et cent fois plus solide qu’un câble), ont la particularité de pouvoir transporter des températures élevées et ils s’avèrent d’excellents conducteurs électriques. Un nanotube peut être plié et déplié dans tous les sens, ce qui en fait un élément adaptable à quantité de domaine.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Une autre piste est celle de la photonique sur silicium. Dans ce cas, le courant électrique est remplacé par un rayon lumineux qui envoie un train d’information (de 1 et de 0). Il n’y alors aucune perte d’énergie. Enfin, des transistors à trois portes (<em>trigate</em>) étudiés par Intel, devrait permettre de développer des architectures en trois dimensions. L’augmentation des surfaces d’échange électrique permettrait de réduire les déperditions d’énergie.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/photonic.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Enfin, de nombreux groupes de recherche travaillent sur l’ordinateur quantique. Ces recherches ont permis en 2002 à une équipe du MIT (Massachussets Institute of Technology) de faire fonctionner un prototype sur un ensemble de calculs simples. Dans ce genre de machine, les travaux dédiés à la mémoire (RAM) et au processeur sont effectués par des atomes (carbone, hydrogène, souffre, brome). Les noyaux moléculaires sont « orientés » à l’aide d’ondes radios qui vont transformer ces molécules en bits quantiques (qubits : quantum bit, ou qbit, représente la plus petite unité de stockage d’information quantique). En 2008, une équipe composée de physiciens de l’université de Queensland, de Bristol et de Waterloo a annoncé avoir réussi à intriquer (mêler dans un même flux ou signal d’informations) un système de porteur de qubits avec un autre système porteur de qutrits*, résultats qui pourrait ouvrir une voie complémentaire au développement des ordinateurs quantiques.</p>
<p>(*pour information, un qubit peut être dans un état {1} ou {0}, un qutrit peut être dans trois états : {1}, {2} ou {0} ; un système à trois états s’avère plus avantageux qu’à deux états car il est moins fragile, permet de stocker plus d’informations – 3<sup>N</sup> ou lieu de 2<sup>N</sup> – et donc de miniaturiser les ordinateurs quantiques)<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>La nanotechnologie</strong><br />
Nous l’avons vu, la course à la miniaturisation et à la réduction de perte d’énergie conduit, et conduira, au développement intense des nanotechnologies. Les enjeux sont de taille, car ces technologies devraient permettre d’« améliorer » le monde industriel. Dans quelques années, les équipements utilisés auront une densité 100 000 plus élevée qu’aujourd’hui, seront 10 000 fois plus puissants et 10 000 fois moins gourmands en consommation d’énergie. Vers 2010, les nanotechnologies devraient être une véritable industrie.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/macro.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Comme toujours, l’apparition d’une technologie sous-entend une inégalité technologique. Le développement des nanotechnologies se fera dans les pays les plus riches, à même de financer et de soutenir des équipes de recherche, creusant plus fort le fossé d’avec les pays pauvres. Outre les atouts économiques dûs à ce développement dans l’industrie, la santé ou nano-médecine (un outil à l’échelle nanométrique pourrait être utilisé pour s’introduire dans le corps sans l’endommager et muni de capteurs, délivrer aux médecins quantité d’informations sur l’état de santé d’une personne ; des nano-robots pourraient traiter des parties malades d’un corps, identifier des cellules cancéreuses ou à détruire), le stockage et le développement des énergies (solaire, photovoltaïque, pile à combustible – hydrogène –), un domaine hélas moteur de ces nanotechnologies prend place dans le militaire.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/robots.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Nanotechnologie et énergie</strong><br />
Les produits que nous utilisons chaque jour sont fabriqués, on dit aussi manufacturés, à l’aide d’outils. À l’échelle de l’humanité, il n’y a pas une grande différence dans les techniques de fabrication. Pour fabriquer un objet l’homme dispose d’outils qu’il emploie pour extraire, isoler des matières du sol. Il leur fait subir diverses modifications d’état, de forme (chauffage, pression, processus chimique), pour les assembler d’une autre manière (à l’aide de soudure, de collage, de rivetage, <em>etc</em>.) et obtenir l’objet voulu. Tout au long de ce processus de fabrication une grande quantité d’énergies est utilisée, et une grande quantité de déchets sont produits.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/siemens.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/irc-beton.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Avec les nano-technologies, ce ne sont plus les matières en « bloc » qui sont divisées afin de les remodeler ou de les assembler avec d’autres, mais les atomes mêmes de ces matières qui sont « manipulés ». Ces machines, ou nano-machines, offrirait une amélioration considérable des produits fabriqués, car chaque atome serait placé d’une manière très précise.  Les matières et les énergies utilisées seraient moindres et les matériaux obtenus plus solides. Pour plus d’informations sur la nanotechnologie, ses dangers et ses dérives possibles, nous vous invitons à lire le texte à disposition à <a target="_blank" href="http://www.spirtech.com/flv/nano/">cette adresse</a> (rédigé par Frederic Levy). De même, une article sur les nanosciences et le progrès médical est disponible sur le site du Sénat (<a target="_blank" href="http://www.senat.fr/rap/r03-293/r03-2930.html">ici</a>).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Les nano-technologies remuent les consciences, car comme toute prétendue avancée scientifique, mise entre de mauvaises mains elles pourraient devenir des armes (guerre, nano-terrorisme, <em>etc</em>.). Outre le danger militaire, le fait que les nano-robots aient un jour la capacité à se reproduire (ou se réparer) met en avant un autre problème de taille, qui pourra paraître fabulation mais qui anime nombre de cercle de chercheurs, d’intellectuels et d’écrivains de science-fiction : et s’ils décidaient de devenir autonomes ? L’autonomie implique une conscience, un sentiment d’existence. Les programmes, ou « interfaces comportementales » utilisés par ces nano-robots devront être pensés pour nous préserver de toutes dérives science-fictionnesques qui pourraient devenir réalité. Pour nous préserver de tout ceci, la meilleure chose est que les chercheurs restent critiques vis-à-vis de ce qu’ils font et développent.
</p>
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		<title>Poche et sac</title>
		<link>http://essperans.fr/blog/?p=175</link>
		<comments>http://essperans.fr/blog/?p=175#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2009 10:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Étymologie</category>
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		<description><![CDATA[
Pratiques et indispensables à d’aucuns, polluants à d’autres du fait du comportement de ceux qui les jettent sans vergogne une fois qu’ils les ont utilisés, les poches et les sacs plastiques sont devenus les symboles de nos sociétés qui croulent sous l’emballage, l’ensachage et l’empaquetage.
Étymologie
L’origine du mot poche reste douteuse. Poche aurait pu être formé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-sac.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Pratiques et indispensables à d’aucuns, polluants à d’autres du fait du comportement de ceux qui les jettent sans vergogne une fois qu’ils les ont utilisés, les poches et les sacs plastiques sont devenus les symboles de nos sociétés qui croulent sous l’emballage, l’ensachage et l’empaquetage.<br />
<a id="more-175"></a><strong>Étymologie</strong><br />
L’origine du mot poche reste douteuse. Poche aurait pu être formé à partir de l’ancien francique <em>pokka </em>(bourse, sac), du néerlandais <em>poke </em>(sac) ou du nordique ancien <em>poki </em>(bourse, petit sac). Cependant, une forme ancienne, <em>puche</em> (1180), peut être trouvée dans les <em>Fables </em>(98, 10) de Marie de France (auteur et poétesse du XII<sup>e</sup> siècle). <em>Puche </em>signifiait « bourse, petit sac ». Au XIV<sup>e</sup> siècle, puche est un grand sac de toile où l’on met le blé, ainsi qu’un filet utilisé par les chasseurs pour y mettre les lapins. Au XVI<sup>e</sup> siècle, la poche désigne le jabot des oiseaux et la partie d’un vêtement où l’on met les objets que l’on porte sur soi. L’expression « mettre quelqu’un dans sa poche » revient à Victor Hugo (1832, <em>Les misérables</em>, t.1). À partir du mot poche ont été formés pochée (contenu d’une poche, à rapprocher de sachée, bolée, <em>etc</em>.), pochette, pochard (poche à vin, qui a pris un sens péjoratif pour désigne quelqu’un qui boit), pochon, le verber pocher (donner un coup qui fait gonfler l’œil), pochade (dessin exécuté rapidement sur le papier).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> Le mot sac vient du latin <em>saccum</em>. Il a donné sachet, sacoche (origine italienne, de sacco), sachée et ensacher, bissac et besace, havresac (mot d’origine allemande qui signifie littéralement « sac à avoine »). Le mot italien <em>sacco </em>(saccage, XIV<sup>e</sup> s.) a donné saccager (avec le sens d’un butin, de ce que l’on met dans un sac), saquebute (instrument de musique à la forme d’une trompette), ressac (« tirage en arrière », retour violent des vagues sur elles-mêmes) et saccade. Au XV<sup>e</sup> siècle, on trouve l’expression « metre à saq », c’est-à-dire saccager (<em>Ovide moralisé en prose</em>, éd. C. de Boer, p. 336),« mettre à sac » (1527, <em>Le loyal serviteur, Histoire du gentil seigneur de Bayart</em>).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> Sac est utilisé dans des expressions peu amènes comme « être habillé comme un sac », ce qui signifie être fort mal vêtu, « être un sac », qui signifie être enclin à un embonpoint certain, « sac à puces », pour dire qu’un animal de compagnie à des puces (mais cette expression peut aussi être affectueuse), « avoir la tête dans le sac », expression figurée qui veut dire ce qu’elle veut dire, c’est-à-dire que l’on se trouve dans un tel état (le plus souvent au réveil) que l’on n’y voit plus rien, comme si l’on avait la tête dans un sac du fait d’une fatigue, d’une déprime, d’une maladie, d’un lendemain de fête trop arrosé, <em>etc</em>.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/saclapin.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>« Cachez ce sac que je ne saurais voir »</strong><br />
Avant l’Ere du Pétrole, il fut un temps où les sacs ainsi que nous les connaissons, sacs en plastique en particulier, n’existaient pas. Nos aïeux utilisaient des paniers en osier, en jonc (très esthétiques), en toile ou en tissu, ou tout simplement ils faisaient emballer ce qu’ils achetaient dans du papier journal, ce qui est très avantageux lorsque vous devez éplucher des pommes de terre car cela vous fait de la lecture. Les autres utilisaient leurs bras, qui leur suffisaient, ce qui en dit long sur nos appétits de consommation. Le comportement désastreux des hommes, qui abandonnent sans vergogne ces sacs en plastique présentes pour <em>jetables</em>, mais pas dégradables, à fait de nos bords de route et de la nature des champs enlaidis par des poches, des sacs et toutes sortes d’emballages (qui n’a pas un jour jeté une poche, l’emballage d’un bonbon par la fenêtre de sa voiture ?).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Aujourd’hui, chaque jour 12 millions de barils de pétrole sont utilisés pour la fabrication de sacs plastiques. Lorsqu’ils ne sont pas accumulés dans des décharges, et dans le meilleur des cas traités, les sacs plastiques sont abandonnés aux quatre vents. Jetés à la mer, ou simples déchets issus des milieux urbains menés vers elle par les fleuves, les déchets plastiques s’accumulent, comme par exemple dans le Pacifique Nord où en 2006 Greenpeace (<a target="_blank" href="http://oceans.greenpeace.org/fr/nos-oceans/pollution/le-tourbillon-d-ordures">article</a>) a découvert lors d’une expédition que des déchets plastiques s’y accumulent et flottent sur une surface de près de 600 000 km² (site Greenpeace, <a target="_blank" href="http://www.greenpeace.org">ici</a>). Un même tourbillon poubelle (<em>trash vortex</em>, en anglais) serait présent dans l’Océan Atlantique, au niveau de la mer des Sargasses. Des informations sont disponibles sur le site de la fondation Algalita sur les recherches marines (<a target="_blank" href="http://www.algalita.org/research.html">ici</a>). Selon cet fondation, seulement 3,5 % des plastiques sont recyclés dans le monde. Dans les océans, 80 % de la pollution est due aux terres. Un américain rejette chaque année 63 kilos de plastique. L’accumulation des déchets plastiques dégradés a fait chuter de 6 à 1 dans le Pacifique Nord la population de zooplanctons, essentiels pour toute la chaîne alimentaire sous-marine et aérienne (oiseaux pélagiques). Les substances chimiques contenues dans ces plastiques rendent malades les oiseaux des mers lorsqu’ils ingèrent ces résidus plastiques qui mettront plus de quatre siècles à disparaître (quatre-vingt espèces ont été recensées). On estime que chaque année 100 000 animaux marins meurent dans le Pacifique Nord en raison de ces plastiques. Les milieux sous-marins sont particulièrement sensibles à la pollution due aux plastiques car la lumière du Soleil ne descend pas loin sous les eaux, à la différence de l’air libre où les rayons ultraviolets (uv) ont un rôle majeur dans la dégradation des organismes, et des matériaux de toute sorte.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/courant.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Depuis les années 1970, les sacs en plastique sont donnés gratuitement dans les supermarchés et autres lieux de grandes distribution. Il aura fallu des décennies de gestes non citoyens suite à cette distribution <em>aveugle</em> quant aux conséquences que ceci engendrerait pour que des mesures soient prises. Depuis quelques années, de grandes enseignes de distribution ne les distribuent plus gratuitement pour inciter les consommateurs à ne pas jeter les sacs ou poches qui seraient en leur possession ; on dira que ces marchands non font payer ce qui autrefois était gratuit ; mais ce sont des marchands [<em>sic</em>]. En 2005, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture un amendement à la loi d’orientation agricole qui stipule qu’à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2010 la commercialisation et la distribution de sacs et emballages en plastique non biodégradables seront interdites sur le territoire français. Cette loi sera également imposée aux agriculteurs, gros <em>consommateurs </em>de sacs dans le cadre de leur travail (emballage des produits des cultures, sac d’engrais, <em>etc</em>.).</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/kamilo.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>« Sac plastique et sac-poubelle »</strong><br />
Le pétrole utilisé dans la fabrication – on parle aussi de synthèse – des plastiques représente 4 % du pétrole extrait. On arguera que c’est bien peu est que le problème de pollution est ailleurs, dans les transports ou dans la production d’énergie (entre autre pour chauffage résidentiel). C’est vrai. Mais outre le problème esthétique d’un sac qui enlaidit un paysage, il y a sa durée de « vie » : il faudra près de cinq ans pour que la lumière du Soleil, les pluies, le gel et le vent ne détruisent un sac laissé dans la nature. Entre les années 1960 et 2000, la production de sacs est passée de 500 000 tonnes à 6,5 millions de tonnes. En 2003, les Français utilisaient 17 milliards de sacs en plastique par an (soit 280 sac/personne/an). Bien sûr, on en a après les sacs et les poches parce qu’il s’agit d’une pollution visible, à la différence des pesticides dont les effets sont bien plus néfastes sur la santé des hommes, de la faune, de la flore. Mais on pourrait aussi en avoir après les sacs-poubelle, car la suppression progressive des sacs plastiques, souvent utilisés pour emballer ses déchets, va irrémédiablement augmenter la demande en sacs-poubelle. Ce qui ne sera plus consommé d’un côté, pour fabriquer des sacs plastiques, le sera de l’autre, pour réaliser des sacs-poubelle.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/echantillon.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>« À propos des sacs biodégradables »</strong><br />
On pourrait se dire qu’une solution « bio » aux vilains sacs en plastique ce sont les sacs dits biodégradables. Pourquoi pas. L’ennui c’est que ces sacs présentés pour tel ne le sont pas complètement. Dans un sens proverbial, un sac dégradable est un sac dont la dégradation (90 % de sa matière, avec dégagement d’eau et de dioxyde de carbone) se fait en moins de six mois dans la nature, ou dans un milieu anaérobie (dégagement de méthane). Bien sûr, ceci est un tableau idéal de la dégradation d’un sac (lorsqu’il a été fait à partir de matériaux végétaux comme le chanvre ou à partir d’autres plantes) qui ne contribuerait pas à l’effet de serre.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Les sacs présents sur le marché, dits dégradables, peuvent être en papier, en carton, fabriqués à l’aide de matières végétales ou bien en polyéthylène. Dans ce dernier cas, ils contiennent des additifs incorporés lors de la chaîne de fabrication afin d’accélérer le processus de dégradation sous l’effet de la lumière. Mais le terme de biodégradation est inexact car en réalité ces additifs vont former des particules (de polymères) de tailles diverses qui vont être dispersés dans la nature. Bien que peu réactives, l’effet de ces particules sur les milieux naturels et la santé sont méconnus. On notera que ces sacs en polyéthylène, s’ils sont à l’abri de la lumière et des intempéries, ont une durée de vie de près de 400 ans (450 ans pour une bouteille en plastique dans la nature). Ainsi, il serait plus exact de nommer ces sacs dispersifs plutôt que biodégradables. À ceci vient s’ajouter un second problème dû justement à cet excès de langage : si mon sac est biodégradable, je peux le jeter dans la nature. Pour peu que l’on soit mal informé sur la dégradation d’un sac et c’est la porte ouverte à un retour en arrière. Disons-le tout de go : un sac plastique, dégradable ou biodégradable doit être mis aux ordures, quelle que soit sa spécificité. Alors, il sera traité en conséquence.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/exsac.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Solutions ou impasse ?</strong><br />
La prétendue solution miracle pour résoudre le problème des déchets, c’est de les traiter. Les solutions de traitement actuelles consistent à recycler ou à incinérer tout en utilisant une partie de l’énergie dégagée au cours des processus de recyclage ou d’incinération. Mais le recyclage des plastiques reste coûteux (même s’ils sont en polyéthylène). D’une part, un camion qui transporte des sacs à recycler transporte beaucoup de « vide », même en les compactant, et ce que l’on peut gagner lors du recyclage est perdu en consommation de carburant lors du transport vers l’usine. Avant traitement, il faut laver ces sacs, et donc consommer de l’eau. On comprendra que le mieux c’est d’éviter les sacs en plastique ou en polyéthylène, et de leur préférer les sacs réellement biodégradables, c’est-à-dire à base de matières végétales ou de produits naturels (tissu, amidon, maïs, pomme de terre ou blé ; <a target="_blank" href="http://www.sacs-ecologiques.com/produits.htm">exemple</a>). Une fois usagés, ils peuvent servir pour réaliser du compost. Ces sacs se dégradent en quelques mois. Les sacs en papier ou en carton sont à éviter car s’ils sont faciles à dégrader leur fabrication est très gourmande en eau et en énergie (40 fois plus en comparaison d’un sac plastique).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />En guise de conclusion, et au lieu de chercher des solutions à une plaie que nos sociétés ont « inventés » (il est d’ailleurs curieux de remarquer que l’on cherche trop souvent à résoudre une problème en réduisant la portée des maux qu’il engendre au lieu de s’occuper de ce qui l’a engendré, de le traiter à la source), revenons à ce qui existait autrefois, savoir un beau panier en osier. C’est élégant, ça ne pollue pas et cela se passe de génération en génération.
</p>
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		<title>Blanc</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2008 15:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Étymologie</category>
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Quel est le lien commun entre les mots cygne, blanquette de veau, poudre de lessive et l’aube ? l’adjectif ou le mot blanc.

Introduction
Symbole de pureté, d’innocence, de paix et de mariage dans les sociétés occidentales, le blanc ou la couleur blanche est synonyme de deuil et de mort en Asie ainsi qu’en Afrique. Lorsque l’on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/blanc-habit.jpg" /></p>
<p>Quel est le lien commun entre les mots cygne, blanquette de veau, poudre de lessive et l’aube ? l’adjectif ou le mot blanc.<br />
<a id="more-174"></a><br />
<strong>Introduction</strong><br />
Symbole de pureté, d’innocence, de paix et de mariage dans les sociétés occidentales, le blanc ou la couleur blanche est synonyme de deuil et de mort en Asie ainsi qu’en Afrique. Lorsque l’on prononce le mot « blanc » on songe à la neige blanche dite <em>pure</em>, aux cheveux blancs des vieilles personnes, à la robe blanche des mariées ainsi qu’à la colombe tenant dans son bec un brin d’olivier.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> De nos jours, le blanc a pris la connotation de la propreté, du comportement exemplaire, au sens figuré, d’une personne. Le dentifrice et le savon sont blancs, la poudre à laver le linge est blanche. Blancheur et propreté sont presque devenues des pléonasmes. Mais sous ce souci de conserver nos habits propres par hygiène se cachent des agents nettoyants (détergents, composés divers, <em>etc.</em>) qui s’ils sont utilisés en excès avec l’eau de lavage, c’est-à-dire mal dosés, ont un impact néfaste sur l’environnement (par exemple les eaux usées rejetées perturbent les écosystèmes aquatiques). Le blanc c’est beau, mais ça n’est pas toujours beau, ni bio.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/blanquette.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Étymologie</strong><br />
L’origine du mot blanc serait germanique (<em>blank</em>, qui avait pour acception celle du brillant, de la pureté, ainsi que celle d’être nu). Il en a été tiré quantité de mots français dont blanchir (devenir ou rendre blanc, au XII<sup>e</sup> siècle), blanchâtre (apparu au XIV<sup>e</sup> siècle), blanchisseur (qui en 1339 désignait un tueur d’araignées et de mouches – blanquisseur –, puis un blanchisseur de tissu en 1530 – blanchisseur de toyelles –), blanc-nez (qui désigne un singe du genre cercopithèque), blanquette (qui désigne un ragoût de viande blanche, mot formé à partir du mot provencial <em>blanqueto </em>dérivé de <em>blanco, </em>au XVIII<sup>e</sup> siècle ; blanquette a également désigné une variété de vin blanc au XVII<sup>e</sup> siècle).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />L’aube, qui désigne le moment où l’horizon blanchit du fait du lever du Soleil et de la propagation de la lumière au bord de la Terre, vient du latin <em>alba</em>, qui veut dire blanc. Au XII<sup>e</sup> siècle <em>albe </em>signifiait le point du jour, puis l’aube (1170, <em>Chevalier lion</em>, Chrétien de Troyes). Aube a donné aubade (chant du matin), aubépine (c’est-à-dire <em>blanche épine</em>), obier (arbre dont le bois est tout blanc). Les mots candide et candeur ont été formés à partir des mots latins <em>candorem</em> et <em>candirem, </em>qui évoquaient l’idée d’une blancheur au sens figuré. Ces mêmes mots latins étaient rattachés au verbe <em>candere</em>, « chauffer à blanc », qui a donné incandescent et candidats (qui sous l’ancienne Rome désignaient des gens revêtus d’une robe blanche).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Enfin, pour clore cette évocation, nous signalons que le mot cygne prend son origine dans le mot grec <em>kuknon</em>, proprement « le blanc », devenu <em>cycnum </em>en latin, devenu <em>cygnus</em>, <em>cignus </em>au XVI<sup>e</sup> siècle puis <em>cycne </em>au XVI<sup>e</sup> siècle (Rabelais, <em>le chant du cycne</em>)<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Blancheur, pureté et autres définitions</strong><br />
La définition la plus connue de blanc et celle liée à sa forme adjectivale, c’est-à-dire la couleur. On dit des fleurs qu’elles sont blanches, que les nuages d’été, ou de beau temps, sont blancs. Le vin peut être blanc, ainsi que le bulletin de vote, la sauce, ou le Bac. Le lait est blanc, tout comme la toge portée par l’empereur Jules César, symbolique de sa haute position hiérarchique dans Rome – on remarque ici que blanc à un sens « propre », la toge est blanche, ainsi qu’un sens figuré, la couleur blanche définit la classe élevée de César. La neige fraîchement tombée est blanche, mais être blanc comme neige signifie que l’on est innocent ou pur dans ses actes. On peut écrire noir sur blanc, se saigner à blanc (s’épuiser), tirer à blanc (dans le cas des chasseurs, nous serions heureux qu’ils s’abstiennent de tirer pour de bon), tirer de but en blanc (c’est-à-dire brusquement, sans préparation), <em>etc</em>.<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/obier.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/chasseur.jpg" /></div>
<p><strong>Nettoyage et lessive : histoire d’eaux usées</strong><br />
Ceux qui ont pratiqué la gravure ont sans aucun doute utilisé le blanc, que l’on dit de Meudon ou d’Espagne, pour dégraisser leur plaque de cuivre ou de zinc avant de l’encrer puis de passer cette plaque sous presse, et d’obtenir un premier tirage papier de leur gravure. Composé essentiellement de calcite, ce blanc naturel (issu tel quel de terres blanches ou de marnes) a son équivalent de nettoyage pour nos vêtements et nos habits : la poudre à laver. Si l’innocuité environnementale du blanc de Meudon ou d’Espagne est avérée, il n’en va pas de même de la poudre à laver qui une fois que nous l’avons utilisée pour nettoyer nos habits (grâce aux tensioactifs, éléments qui ôtent la saleté de leur support) s’en va avec la « saleté » dans les eaux usées.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/blanc-meudon.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/machine-laver.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Ces eaux usées, que l’on peut mettre sous le vocable « lessives », engendrent une importante pollution, malgré les stations d’épuration, dans les milieux aquatiques (dans les rivières, les ruisseaux et les fleuves, les océans). Si vous mettez trop de poudre à laver dans votre machine, l’excès de mousse qui partira avec les eaux usées (on parle de détergents) va diminuer l’oxygénation de l’eau, ce qui fait peser des dangers sur la flore aquatique et la faune (poissons, micro-organismes, <em>etc</em>.). De même la modification du pH de l’eau (trop acide ou trop basique) risque de déséquilibrer les écosystèmes aquatiques.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Pour limiter l’impact du lavage de nos habits, il suffit d’adopter une attitude éco-responsable :<br />
• préférer les poudres à laver aux liquides lessive (plus riches en éléments tensio actifs, ou détergents, qui augmentent le mouillage des tissus) ;<br />
• éviter les adoucissants, les parfums et les colorants de synthèse ;<br />
• utiliser raisonnablement les poudres à laver (ne pas surdoser)<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Quelques chiffres</strong><br />
Chaque jour, près de vingt millions de Français font « tourner » leur lave-linge. On ne s’étonnera donc pas que les cours d’eau reçoivent en permanence des produits « lessiviels », même si une partie des polluants issus des lessives est traitée dans les stations d’épuration (source : Agence de l’eau, Seine Normandie, <a target="_blank" href="http://www.eau-seine-normandie.fr/">http://www.eau-seine-normandie.fr/</a>). Les victimes principales de ces polluants sont les plantes, car la couche vernissée de leurs feuilles est fragile. À ceci viennent s’ajouter les poissons, les grenouilles, les coquillages et les oursins (pour les zones littorales). Dans un dossier paru dans 60 millions de consommateurs (26 octobre 2008), il a été montré sur trente-cinq lessives testées que pour neutraliser leurs effets néfastes il fallait les diluer de 25 à 250 fois. Vingt-cinq eaux de lessive ont présenté un potentiel d’écotoxicité élevé et quatre un potentiel très élevé. Le plus grand danger vient des lessives qui contiennent du phosphore, car celui-ci est un agent d’eutrophisation de l’eau qui entraîne un développement excessif d’algues qui vont déséquilibrer l’oxygénation des milieux aquatiques, perturbent les insectes, les poissons et les petits crustacés.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/eutrophisation.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Le phosphore favorise particulièrement les algues bleues (cyanobactéries, ce cyan, bleu), présentent sur les plans d’eau, les cours d’eau lents. Ces algues peuvent être toxiques pour les hommes lors des baignades, ou lors de l’ingestion de l’eau de boisson. Ces algues entrent en concurrence avec les poissons, dont la forte consommation d’oxygène tue ces derniers. On notera qu’en juillet 2007, les 2/3 des pays européens ont interdit les lessives contenant du phosphore.
</p>
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		<title>La turbulence</title>
		<link>http://essperans.fr/blog/?p=173</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 13:52:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Décalé</category>
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Étymologie
Le mot turbulence apparaît au XVIe siècle (1531) sous la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, avec pour définition d’être une « agitation bruyante ». Turbulence est issu du latin turbulentus, radical de turbare, qui signifie « troubler ». Si l’on se penche sur l’origine de l’épithète turbulent, celle-ci apparaît en 1200 dans l’ouvrage intitulé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-b-turbulence.jpg" /></div>
<p><a id="more-173"></a></p>
<p><strong>Étymologie</strong><br />
Le mot turbulence apparaît au XVI<sup>e</sup> siècle (1531) sous la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, avec pour définition d’être une « agitation bruyante ». Turbulence est issu du latin <em>turbulentus</em>, radical de <em>turbare</em>, qui signifie « troubler ». Si l’on se penche sur l’origine de l’épithète turbulent, celle-ci apparaît en 1200 dans l’ouvrage intitulé des <em>Règles de Saint Benoît </em>avec pour acception « qui aime le trouble, le désordre et qui cherche à les produire » (« <em>Ne turbulent ne torcenos</em> »). La turbulence prend un sens lié aux sciences en 1935 ; elle désigne alors « le mouvement d’un fluide qui s’écoule en formant des tourbillons » (<em>Journal de Physique et le Radium</em>, séries VI-VIII, vol. 6, <a target="_blank" href="http://www.journaldephysique.org/">lien</a>). En 1949, (<em>Nouveau Larousse Illustré</em>, <a target="_blank" href="http://www.journaldephysique.org/">lien</a>), on parle alors de « régime turbulent » pour qualifier un écoulement fluide, liquide, gazeux, <em>etc</em>. Outre ces définitions de turbulence et turbulent surtout usités au sens propre, ces mots le sont aussi avec un sens figuré. L’agitation tant physique qu’« intellectuelle » d’un groupe de personnes est réunie sous le vocable de groupe turbulent, parce que leur comportement est difficile à prévoir. De même, turbulent peut être utilisé pour qualifier une période, un moment agité de l’histoire d’une nation, d’un pays (une époque trouble, turbulente).</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-turbulence.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Turbulence au « naturel »</strong><br />
La turbulence est présente partout dans la nature. On peut par exemple la « visualiser » sur l’onde à l’apparence désordonnée d’une rivière ; les tourbillons qui naissent, se mêlent, disparaissent et réapparaissent à la surface d’un cours d’eau sont des indices de la turbulence. Ces tourbillons ont une taille, une orientation et une vitesse de déplacement qui varient constamment. La turbulence est également visible au quotidien au-dessus de nos têtes, parmi les nuages. Les vents atmosphériques, les anticyclones et les dépressions composent un complexe « mélange » turbulent dont nous savons de nos jours plus ou moins prédire l’évolution (grâce à la météorologie). Au cœur des océans, la turbulence se manifeste par le biais des courants marins ; on qualifie le mouvement de ces courants de mouvement de convection naturelle (convection vient du latin <em>convectum</em>, de <em>vegere</em>, « transporter »), convection étroitement liée à la poussée d’Archimède ; on parle aussi de courants thermohalins (des eaux profondes très salées se forment dans l’Atlantique Nord, près de la Mer de Norvège et la mer du Groenland ; ces eaux sont à l’origine des courants marins, et par extension des climats). Des phénomènes de mouvement de fluides turbulents similaires se déroulent en ce moment sous nos pieds, parmi les magmas à très hautes températures en fusion de la Terre. Lorsque la pression devient trop importante, et avec le jeu de la tectonique des plaques, la croûte terrestre se fragilise et se déchire pour donner des éruptions volcaniques terrestres, ou sous-marines, des tremblements de terre, <span style="font-style: italic">etc</span>. On peut également observer des tourbillons turbulents dans le sillage d’un navire, parmi les rejets blanchâtres d’un moteur d’avion à réaction à haute altitude.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/sillage.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />La turbulence nous apparaît sous la forme de tourbillons sur l’eau. Ces tourbillons insaisissables, dont le comportement est difficile à prédire en science, ont été pour la première fois représentés par Léonard de Vinci (représentations de tourbillons formées dans l’eau et dans l’air). Connaître les lois qui régissent et donnent naissance à ces tourbillons pourrait nous permettre de mieux maîtriser l’aérodynamisme de nos véhicules,et par la même occasion de réaliser des économies d’énergie.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/vinci-tourbillons.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/turbulence-riviere.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Tous ces écoulements turbulents, on parle aussi de fluide, qu’ils soient liquides ou gazeux, sont tels lorsque leur mouvement devient relativement intense face aux forces de viscosité que ce même fluide lui oppose pour se déplacer (la viscosité désigne l’aptitude qu’à un fluide, gaz ou liquide, à s’écouler ; plus la viscosité est importante, plus un fluide s’écoulera mal). L’énergie qui met en mouvement ces fluides est l’<em>énergie cinétique</em>.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Reprenons l’exemple d’une rivière. Imaginons un cours d’eau calme. Si, quelque part en amont de celui-ci a lieu un orage humide ou des pluies importantes, le débit de ce cours d’eau va très vite se modifier du fait de l’apport excessif d’eau. Cette eau, <em>pleine</em> d’énergie cinétique, va s’ajouter à celle du cours d’eau et modifier son régime (ou son débit). La vitesse « débitante » augmentera et des tourbillons apparaîtront à la surface de l’eau (on parle d’une eau turbide). Ce cours d’eau risque de sortir de son lit, du fait de l’apport en excès d’eau, et les forces de son lit vont entrer en jeu pour éroder les berges (puissance de transport, érosion du lit, <em>etc</em>.). Bien entendu, il existe des cours d’eau qui sont par définition turbulents du fait de la topographie (ex. : les cascades, les chutes d’eau). Leur caractère érosif est tel que le cours d’eau est presque essentiellement composé de roche.</p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/apport-cinetique.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/turbulence-nature.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Face à la complexité de la turbulence, il faudra attendre les années 1940 et les travaux du mathématicien Russe Andreï Kolmogorov (1903-1987) pour disposer d’une théorie qui permette de prédire l’évolution de ces tourbillons. Celui-ci a émis comme hypothèse que l’énergie cinétique (comme nous l’avons vu plus haut dans le cas de l’eau qui ruisselle après une forte averse, un orage, et va modifier le courant d’une rivière), qui donne naissance aux tourbillons ou structures turbulentes, se transfère des plus gros tourbillons vers les plus petits. Ce transfert d’énergie se fait jusqu’à une taille limite, à partir de quoi toute l’énergie cinétique se transforme en chaleur. Les physiciens et spécialistes de ce domaine de recherche parlent aussi de la « cascade turbulente ». Cependant, cette théorie reste incomplète car elle s’avère insuffisante pour expliquer la turbulence dans des écoulements très complexes, sièges de hautes vitesses et de combustion. Les études de Kolmogorov ont également permis de concevoir les ensembles fractals (1961), ensembles repris avec brio par Benoît Mandelbrot (1924) pour reproduire les irrégularités de la nature (d’apparence chaotique, ex. : les côtes maritimes, la forme des nuages, un arbre, une feuille de fougère, <em>etc</em>.) à partir d’une formule mathématique (on parle d’une fractale).</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/fractal-exemple.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Coefficient de traînée</strong><br />
Que l’on se déplace à pied, à vélo ou en voiture, par jour de grand vent, chacun d’entre nous a senti la résistance de son corps ou de son véhicule tandis qu’il se mouvait dans l’air. Plus la vitesse du vent vers quoi l’on avance ou se déplace est importante, plus l’on n’éprouve des difficultés à se mouvoir [<em>sic</em>] ; on lutte alors en quelque sort contre la turbulence générée par sa propre existence. On dit dans un langage commun que « l’air nous résiste ». Dans la science qui porte le nom de « mécanique des fluides », cette résistance porte un nom : il s’agit de la traînée. Cette traînée est fonction du coefficient de traînée, ou Cx, de la masse volumique du corps qui se déplace, de sa vitesse de déplacement, de sa surface. Si l’on prend l’exemple d’une main, on comprendra aisément que la traînée sera plus importante si la main est ouverte plutôt que fermée. En effet, dans le premier cas la surface offerte au vent sera plus grande que lorsque la main est fermée. Autre exemple parlant, les skieurs qui souhaitent descendre une pente plus vite mettent leur buste en « boule » (position inventée par le fameux skieur alpin Jean Vuarnet (1933) en 1960, <a target="_blank" href="http://www.vuarnet.ch/fr/histo_hommes.php">lien</a>, ou position <em>œuf</em>, qui lui permis de devenir champion olympique de descente à Squaw Valley, aux États-Unis d’Amérique, <a target="_blank" href="http://www.olympic.org/uk/games/past/index_uk.asp?OLGT=2&#038;OLGY=1960">lien</a>). En cherchant à limiter toutes les surfaces offertes au fluide (l’air) dans lequel ils avancent, ils vont limiter la traînée de leur corps et se déplacer plus vite, en comparaison d’un skieur qui descendra cette même pente bras ouverts, le buste droit, sera freiné par la vitesse et <em>rejeté </em>vers l’arrière.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/oeuf-vuarnet.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Un véhicule qui se déplace dans une masse d’air, animée d’une vitesse (vent), ou pas le fera avec plus ou moins de facilité selon sa ligne aérodynamique (aérodynamique signifie littéralement « dynamique [d’un véhicule] dans l’air »). Plus un véhicule sera aérodynamique, plus il aura une aptitude à pénétrer dans l’air. Pour trouver des solutions, la résistance due au déplacement dans l’air d’un véhicule est étudiée en soufflerie. Des modèles réduits de véhicules (motos, voitures, avions, <em>etc</em>.) ou des modèles à échelle réelle sont placés dans une sorte de tunnel dans lequel est envoyé un écoulement continu à une vitesse donnée. Cette vitesse peut aller de quelques dizaines de km/h (pour les véhicules terrestres) à des vitesses supersoniques (supérieures à la vitesse du son, soit 340 m/s ou 1 224 km/h, dans le cadre d’étude de l’aérodynamique des avions, de la résistance des ailes aux ondes de choc).</p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/onera-GMT.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />L’aérodynamique d’un véhicule terrestre est radicalement différente de celle d’un engin volant. En effet, il faut tenir compte de contraintes pratiques (présences des roues, structure massive, <em>etc</em>.), de la proximité du sol, <em>etc</em>. C’est dans ces souffleries que le Cx est mesuré. Le Cx est fonction de la force de traînée, de la vitesse du véhicule, de sa masse volumique et de sa surface frontale (largeur x hauteur). Le Cx d’un cycliste est du même ordre de grandeur que celui d’une voiture (0,5). Le Cx d’un formule 1 (0,9), est nécessaire pour obtenir les appuis permettant des vitesses de passage dans une courbe élevée. Pour la petite histoire, au sujet des Formules 1, lorsque les jupes étaient autorisées afin d’améliorer l’adhérence, il avait été mis en évidence que lors des passages dans les virages à grande courbe si le facteur prépondérant qui assurait une meilleure « accroche » au sol était pas dû qu’à la jupe, l’aptitude d’adhérence des pneus y était pour beaucoup.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/turbulence-trainee.jpg" /></div>
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<p><strong>Le nombre de Reynolds </strong><br />
Le niveau de turbulence d’un fluide, air, gaz, liquide, peut être caractérisé par un nombre : le nombre de Reynolds. Ce nombre, fabriqué par Osborne Reynolds (1842-1912) en 1883, permet de spécifier la turbulence d’un milieu, ou pour être plus précis son régime (on parle alors de régime laminaire, ou calme, transitoire, c’est-à-dire entre le laminaire et le laminaire et le turbulent, et turbulent). Lorsque ce nombre sans dimension est inférieur à 2000, on parle d’un écoulement ou d’un régime laminaire. Pour un nombre compris entre 2300 et 3000, le régime est dit transitoire. Au-delà de 3000, le régime est turbulent.<br />
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<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Ce nombre, qui pourra paraître illusoire, est d’une importance capitale dans les systèmes destinés à produire de l’énergie (moteurs, chambres de combustion, <em>etc</em>.). Prenons l’exemple d’une chaudière à gaz. La combustion du gaz, alimentée en air, se fait au niveau d’un ensemble de petits injecteurs disposés sur une rampe. Des petites flammes alimentées en gaz vont produire la chaleur. Si ces rampes sont encrassées, ou si elles sont mal réalisées, le mélange ne sera pas optimal. Du gaz sera perdu et le rendement de la chaudière amoindri. Le mélange gaz-air est étroitement lié au nombre de Reynolds (on parle aussi de combustion turbulente). Si la combustion est complète, c’est-à-dire que tout le gaz qui sort par une rampe est brûlé, la flamme sera d’un beau bleu. Dans le cas contraire, la flamme sera orangée (significative d’un excès de gaz injecté) ou trop courte (débit de gaz trop faible). Enfin, si nous levons notre tête et observons les nuages, sachons que l’atmosphère est plein de nombres de Reynolds élevés (10<sup>6</sup>), ce qui le rend très difficile à étudier. En effet, exception faite des zones du ciel où règnent les anticyclones, les prévisions météorologiques ne sont pas fiables à 100 % au-delà d’une semaine. Étant donné les moyens de haute technologie utilisés pour analyser le ciel (satellites, stations de mesure, supercalculateur de prévisions météorologiques) et ses couches nuageuses, on pourrait s’attendre à ce que la météorologie soit une science exacte et sans faille. Elle ne l’est pas, toujours en raison de la turbulence, qui rend difficile la mise au point de modèles numériques de prévisions météorologiques.<br />
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<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Effet Magnus, balles de tennis et de golf </strong><br />
Un des facteurs clefs de l’aérodynamisme d’un véhicule devant se déplacer sans que le moteur ne consomme trop de carburant pour déplacer toute la masse embarquée, est l’état de la surface qui sera « offerte » à l’air libre. Selon le mode de déplacement de ce véhicule, le revêtement sera différent. Deux exemples très parlants sont ceux de la balle de tennis et de la balle de golf. La balle de tennis est couverte d’un revêtement (poils). Lorsque cette balle a trop servi, elle devient difficile à contrôler. Elle fuse dans l’air. Son nombre de Reynolds, ou son nombre qui caractérise sa turbulence, est élevé. Une couche laminaire se développe à la surface avant de la balle. Si l’on prend comme autre exemple une balle de golf, on constatera qu’une balle à trous sera plus facile à contrôler qu’une balle à surface lisse. Dans le cas de la balle à trous, une couche turbulente se forme à l’avant de celle-ci. Le physicien Heinrich Magnus (1802-1870) a mis en évidence l’effet de rotation d’une balle ; il lui a donné son nom : l’effet Magnus.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/effet-Magnus.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />C’est avec cet effet Magnus que la plupart des éoliennes, aérogénératrices d’électricité, fonctionnent. L’effet Magnus se crée en plaçant un cylindre en rotation dans un flux d’air (dans le cas d’une éolienne, le vent) qui induit une force perpendiculaire à ce flux : la portance. La portance dépend de l’angle d’incidence par rapport au vent. Les pales d’une éolienne sont généralement de forme conique afin d’optimiser cette portance sur toute leur longueur.</p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Turbulence et énergie : enjeux économiques</strong><br />
Face à la demande énergétique mondiale, et faute pour le moment de remplaçant(s), les combustibles fossiles issus du sol terrestre manqueront d’ici 2030-2050 et s’épuiseront. En espérant qu’une ou des nouvelles sources d’énergie viennent les remplacer, certaines mesures (dont le fameux <em>comportement citoyen) </em>peuvent être mises en œuvre pour repousser cette échéance, qui est inévitable, quoi qu’il puisse être fait d’ici-là. Un compréhension approfondie de la mécanique énergétique, et tout particulièrement de la turbulence, s’avère être une des clefs.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Dans le domaine de l’énergie et des transports, la connaissance de la turbulence est au cœur des enjeux de nos sociétés. Ces trente dernières années, la montée en puissance du développement des outils informatiques (supercalculateurs, <em>etc</em>.) ont permis de mettre au point des modèles numériques à même de mieux comprendre les phénomènes mis en jeu dans les écoulements turbulents les plus complexes.
</p>
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		<title>Frottement, usure et énergie</title>
		<link>http://essperans.fr/blog/?p=172</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 05:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Décalé</category>
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		<description><![CDATA[
Véritables clefs de voûte, ou talon d’Achille, du fonctionnement de nos sociétés énergivores, le frottement et l’usure sont là pour nous rappeler que si l’homme a mis la main sur la nature et ses richesses pour lui-même sans se soucier du reste, de ce qu’il y avait avant et de ce qu’il restera après lui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-usure.jpg" /></div>
<p>Véritables clefs de voûte, ou talon d’Achille, du fonctionnement de nos sociétés énergivores, le frottement et l’usure sont là pour nous rappeler que si l’homme a mis la main sur la nature et ses richesses pour lui-même sans se soucier du reste, de ce qu’il y avait avant et de ce qu’il restera après lui, ses sociétés le mettent face à un fondement même du monde : l’altérité.</p>
<p><a id="more-172"></a><strong>Étymologie</strong><br />
L’origine même du mot frottement est inconnu. On le rapproche au mot friction (du latin <em>frictio</em>, 1370) du fait de ses ressemblances phonétiques. Frottement apparaît au XV<sup>e</sup> siècle sous la forme <em>frotemens</em>, « frotemens du membre », avec pour acception action de frotter (<em>Le Guidon en françois</em>, Romanische Forschungen, t. 32, p. 62). En tant que « contact continuel avec quelque chose », il est recensé comme tel dans l’ouvrage <em>Miroir historial de Paris </em>(1495) de Jehan de Vignay (1283-1346). Frottement est dérivé du verbe frotter (<em>froter</em>, XII<sup>e</sup> siècle : passer à plusieurs reprises et en appuyant un corps sur un autre, <em>Bestiaire</em>, Philippe de Thaon). L’origine du verbe frotter, ramené à friction, est le plus souvent rattachée au latin <em>frictare</em>, <em>fricare</em>, « frotter, polir, étriller » (l’étrille est une plaque de fer emmanchée qui sert à nettoyer, étriller, la peau des chevaux et des gros animaux).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />S’agissant du mot usure, il apparaît sous sa forme actuelle en 1140 dans <em>Histoire des Anglais</em>, de Geoffrey Gaimar (1136-?), poète et historien anglo-normand à qui l’on doit le premier récit sur la fameuse bataille d’Hastings (1066), qui permit à Guillaume le Conquérant (1027-1087) d’entamer sa conquête de l’Angleterre.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Généralités</strong><br />
Qu’entend-on par frottement et usure ? Le frottement désigne le contact entre deux corps dont l’un se déplace par rapport à l’autre. Ces corps se rencontrent sur des zones, des surfaces (planes ou courbes), des points de contact. La qualité de ces surfaces (molles, dures, rugueuses, <span style="font-style: italic">etc</span>.) engendrera une altération de l’une ou des deux surfaces ; on parle aussi d’usure. Une usure répétée peut détruire une surface. Dans la plupart des cas courants (dans une machine par exemple), la matière arrachée à l’un des corps risque d’amoindrir le fonctionnement du système, de le gripper voire de le faire tomber en panne.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />L’usure est dans la plupart des cas involontaire (ou plutôt naturelle), et parfois volontaire (lorsque l’on se brosse les dents, la friction de la brosse avec le dentifrice sur l’émail permet d’éliminer les impuretés). Pour prendre un exemple très simple, les pluies lessivent les sols. Selon la force de ces pluies, le sol est abîmé. Le ruissellement qui s’ensuit (couche d’eau qui glisse avec une vitesse qui est fonction de l’inclinaison du terrain ainsi que de l’énergie cinétique de cette masse d’eau) use le sol. Dans le cas de phénomènes extrêmes, le ruissellement peut mettre le sol à nu (on parle aussi du phénomène de lessivage-érosion). Ces phénomènes sont de plus en plus fréquents car pour gagner des terres arables, l’homme a arraché des forêts, des bocages qui donnaient une stabilité aux sols. Dépourvus de ces « obstacles » naturels, les terres s’épuisent et leur épaisseur diminue.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/objets-usure.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/frottement-def.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Si l’on devait dresser une liste des usures, elle résumerait à elle seule tout ce qui est réuni dans le vocable <em>monde</em>, car le monde n’est qu’usure et altérité.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>La tribologie</strong><br />
Du point de vue économique, l’usure, qu’elle affecte les matériaux, les moteurs, <em>etc</em>., est un point noir de nos économies, mais aussi un point bénéfique pour tous les commerçants car sans cette usure, ils ne vendraient rien. Il y a des produits faits pour durer, réalisés dans des matériaux nobles (au prix du plus onéreux), et ceux faits pour être utilisés un certain temps, au bout de quoi on doit faire un nouvel achat (au prix raisonnable).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />En science, il existe un domaine qui étudie cette usure des matériaux et tente de donner des solutions « économiques ». Il s’agit de la tribologie. Elle étudie entre autres les phénomènes mis en jeu par le frottement des corps (le préfixe <em>tribo</em>- est issu du grec <em>tribô </em>qui signifie « frottement », « frotter »). Il peut par exemple s’agir de l’étude des phénomènes d’usure anormale d’un arbre à cames, l’érosion de pièces mécaniques (dans un moteur par exemple), la corrosion.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/HEF-analyse.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> La tribologie a été utilisée dès l’Antiquité pour faciliter le travail des hommes. Un bas-relief datant de l’Égypte des pharaons (1880 av. J.-C.) dans une grotte de El-Bersheh (Égypte) montre un chef tribologue qui verse l’eau au passage d’un convoi d’homme qui tirent un colosse. Léonard de Vinci (1452-1524) a été le premier à réaliser des traités de tribologie (en particulier pour caractériser les efforts entre deux surface selon la charge appliquée, la direction, <em>etc</em>.). Les scientifiques Bernard Forest de Bélidor (1698-1761) et Charles de Coulomb (1736-1806) ont mené de grandes recherches dans ce domaine, suivis par les importants travaux de Osborne Reynolds (1842-1912), qui fonda la mécanique des fluides que nous utilisons aujourd’hui.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/histoire-tribologie.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Dans la plupart des mécanismes mis au point et optimisés grâce aux recherches et développements menés en tribologie (paliers hydrodynamiques, hydrostatiques), un fluide est utilisé pour limiter les frottements entre deux corps (au repos ou en mouvement). Il peut s’agir d’eau, d’une huile à la viscosité particulière (on parle aussi de lubrification). Entre deux corps qui entrent en contact, la température monte (échauffement). Le fluide capte cette énergie thermique et l’échauffement est ainsi limité. De même, les contacts entre les corps sont limités et leur surface sont moins altérées. Les systèmes peuvent fonctionner à des pressions et des températures élevées sans risque d’endommagement, permettant un meilleur rendement. En matière énergétique, la tribologie permet de concevoir des systèmes mécaniques qui opèrent dans des conditions réputées difficiles dans des systèmes classiques. Ces systèmes délivrent un haut rendement énergétique pour une maintenance réduite des pièces.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/palier-vie.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/troisieme-corps.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/lubrification.jpg" /></div>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Impacts économiques</strong><br />
De quelque type soient-ils, le frottement et l’usure sont de gros consommateurs d’énergie, de matières premières (matériaux qui composent les corps ainsi que les fluides utilisés comme lubrifiants aux interfaces entre ces corps), de main-d’œuvre (personnel nécessaire aux interventions de réparation et d’entretien des machines).<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Pour un pays comme les États-Unis d’Amérique, le coût dû aux frictions à l’usure (qui implique des changements de pièces) est estimé entre 2 à 6 % du produit intérieur brut. L’industrie américaine a estimé à 0,7 % de la consommation énergétique totale du pays les pertes par frottement dans le système piston-segments-chemise des moteurs à combustion interne.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Dans le monde, chaque année, plus de 11 milliards d’euros sont consacrés à la lutte contre les phénomènes d’usure et de frottement dans chacun des pays les plus industrialisés. La tribologie, et donc l’étude de ces phénomènes pour trouver des solutions, représente près de 4 % du produit national brut d’un pays industrialisé.<br />
<img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Usure et frottement touchent tous les secteurs de nos sociétés industrielles (aéronautique, automobile, nucléaire, industries, usinages, connectique, biomédicale, <em>etc</em>.). Une meilleure maîtrise des problèmes liés à la tribologie permet d’accroître les gains de performance, la longévité, la fiabilité ainsi que la réduction des contraintes d’exploitation et d’entretien des composants des machines. Parmi les autres gains, nous avons :<br />
• Une réduction des usures<br />
• Une réduction des niveaux sonores de fonctionnement<br />
• Une réduction des temps de rodage<br />
• Une réduction des frottements (traduite par un gain des rendements)<br />
• Un accroissement des limites d’utilisation (vitesses, pression)<br />
• Une réelle maîtrise des frottements<br />
• Une simplification voire une suppression du graissage<br />
• <em>etc</em>.</p>
<p><img src="http://essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
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		<title>Lune et exploration spatiale</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 09:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Étymologie</category>
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		<description><![CDATA[
 Étymologie
Le mot lune est attesté dans les textes au XIe s. en tant que « planète satellite de la Terre ». Voltaire (1694-1778) fut le premier à employer l’expression « lune de miel » dans son fameux Zadig (1748). Au XVIe s., la « lune d’eau » désignait une sorte de nénuphar blanc, le nymphéa (Disc. de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-Lune.jpg" /></div>
<p><a id="more-169"></a> <strong>Étymologie</strong><br />
Le mot lune est attesté dans les textes au XI<sup>e</sup> s. en tant que « planète satellite de la Terre ». Voltaire (1694-1778) fut le premier à employer l’expression « lune de miel » dans son fameux <em>Zadig </em>(1748). Au XVI<sup>e</sup> s., la « lune d’eau » désignait une sorte de nénuphar blanc, le nymphéa (<em>Disc. de la navigation</em>, J. et R. Parmentier, 1529). L’expression cocasse « tenir un quartier de lune » signifiait au XV<sup>e</sup> s. « être un peu fou  » (Jehan de Paris, p. 47, 1495). On peut être dans sa bonne ou sa mauvaise lune, c’est-à-dire de bonne ou mauvaise humeur. Dans le Panthéon grec, Séléné (ou Selênê), personnifiait la Lune. Zeus en était amoureux, ainsi que le dieu Pan et le berger Endymion. Le nom de la déesse a été utilisé pour nommer la sélénite parce que l’on considérait ce matériau soumis à l’influence de la Lune (la sélénite est une forme particulière cristallisée du gypse, caractéristique par sa transparence ; il ne faut pas confondre la sélénite avec l&#8217;adulaire ou orthose, qui est la fameuse pierre de Lune). Dans <em>L’Autre monde, Histoire comique et Estats et empires de la Lune </em>(1657-1662), Cyrano de Bergerac (1619-1665) décrit la vie des prétendus habitants de la Lune, les Sélénites, description qui lui permet de dresser une satyre des hommes de son époque. On notera que le ménisque, qui désigne une lentille de verre qui a une partie convexe et concave, vient du grec <em>mêniskos </em>(= petite lune), issu lui-même du grec ancien <em>mens </em>(« mois », « lune »), venu de la racine indo-européenne *<em>mens </em>(= Lune).</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/capelo.jpg" /></div>
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<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong> Lune et fantasmes</strong><br />
L’esprit humain étant, par nature, du plus fécond, la fascination jouée par la Lune ne pouvait au fil des Âges manquer sa cible. Véritable « réceptacle » à légendes, à élucubrations, autres proverbes et recettes de «  bonne femme », la Lune excite, terrifie , inquiète et rend superstitieux. Car, après tout, les hommes ont longtemps vu la Lune sans pouvoir l’atteindre ou la toucher, sans savoir ce qu’elle est. Tour à tour déesse (Séléné, déesse grecque qui avait la Lune pour domaine), point de repère céleste pour les astronomes et les faiseurs d’augures, la Lune a été jusqu’à changer des hommes en bête, plus précisément en loup-garou (lors des célèbres nuits de pleine lune). D’aucuns se font couper les cheveux la veille d’une nuit de pleine Lune afin que ceux-ci repoussent plus vite. D’autres dorment mal ces mêmes nuits où l’astre cendré est illuminé par le Soleil. Georges Méliès (1861-1938) a fait de la Lune un large visage suspendu dans l’espace vers quoi les hommes lui envoient une fusée en « plein dans l’œil » (<em>Le Voyage dans la Lune</em>, 1902). Ce dont on est sûr, au sens propre, c’est que sans la proximité de la Lune, il n’y aurait pas de marées et nous ne pourrions pas découvrir les étoiles de mer au jusant.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/Melies-V.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Porte de l’Espace</strong><br />
Pour rester du plus prosaïque, la Lune attise les convoitises des grandes nations. L’installation d’une base humaine permanente sur le sol lunaire (toujours du plus chimérique) permettrait d’envoyer dans l’espace des fusées et autres véhicules spatiaux en consommant le moins d’énergie. En effet, pour <em>arracher </em>une fusée du sol terrestre, une grande partie du carburant (ex. : hydrogène liquide) est consommé. L’envol d’une fusée ou d’une sonde destinée au lointain espace depuis la Lune serait tout autre car la gravité y est plus réduite en comparaison de celle sur Terre*. Le carburant économisé permettrait donc de rallonger la <em>durée de vie </em>des missions spatiales. De plus, les pôles Nord et Sud seraient riches en hydrogène ainsi qu’en hélium 3, déposé à la surface de la Lune par les puissants vents solaires. Sur Terre, 10 kilos d’hélium sont disponibles, chiffre à comparer à une tonne d’hélium obtenue à partir du traitement de 200 tonnes de roches lunaires (qui devraient être portées à une température de 1400°C ; sources : Space Daily, <a target="_blank" href="http://www.spacedaily.com">lien</a> ; Agence France-Presse, 2005, <a target="_blank" href="http://www.afp.com/francais/home/">lien</a>). La réserve lunaire en hélium 3 est estimée à un million de tonnes. Pour le moment, le seul problème vient du moteur capable d’utiliser ce carburant, encore à l’état de recherche. Preuve s’il en est des convoitises toujours vives vis-à-vis de notre satellite, la NASA prépare une mission pour novembre 2008 (LRO, Lunar Reconnaissance Orbiter, <a target="_blank" href="http://lunar.gsfc.nasa.gov/">lien</a>) qui consistera à mettre en orbite un satellite afin d’étudier les poussières, et surtout d’y rechercher des cristaux de glace grâce à un radar haute précision (précision inférieur au mètre). Le but de cette mission permettrait à la NASA d’envisager la mise en place d’une station humaine lunaire, laquelle serait un point de départ pour des missions vers la planète Mars (NASA <em>Mars exploration program</em>, <a target="_blank" href="http://mars.jpl.nasa.gov/">lien</a>). Le satellite LRO devrait rester près d’une année en rotation autour de la Lune, à une altitude de 50 km.<br />
_______________________________________<br />
* La gravité terrestre est de 9,81 N/kg (Newton  par kilogramme) ; celle sur la Lune de 1,63 N/kg. Pour un homme qui pèse 60 kg, son poids sera de 588,6 N/kg = {60 x 9,81} sur la Terre, et de 97,8 N/kg sur la Lune. Attention ! Le poids change, mais pas la masse.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
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		<title>Coût du stockage et avenir</title>
		<link>http://essperans.fr/blog/?p=166</link>
		<comments>http://essperans.fr/blog/?p=166#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 08:07:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>CO2</category>
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		<description><![CDATA[
Nota bene
Les éléments utilisés pour la rédaction de cet article sont issus du document « The contribution of CO2 capture and storage to a sustainable energy system », ECN-C-06-009, juillet 2006, publié par l’ECN, Energy research Center of the Netherlands, dans le cadre du projet européen Cascade Mints (lien vers l’ECN).

Préambule
Pour tenter de se « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-CO2-ZOOM.jpg" /></p>
<p><a id="more-166"></a><em>Nota bene</em><br />
Les éléments utilisés pour la rédaction de cet article sont issus du document « <em>The contribution of CO</em>2 <em>capture and storage to a sustainable energy system</em> », ECN-C-06-009, juillet 2006, publié par l’ECN, <em>Energy research Center of the Netherlands</em>, dans le cadre du projet européen <em>Cascade Mints</em> (<a target="_blank" href="http://www.ecn.nl/en/">lien</a> vers l’ECN).<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><em>Préambule</em><br />
Pour tenter de se « débarrasser » de l’excès de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère (380 ppm en 2007, taux le plus élevé depuis 600 000 ans), et responsable en partie du réchauffement de la planète avec les émissions anthropogéniques, l’homme a dans l’idée de capturer le CO<sub>2</sub> à sa source, c’est-à-dire lors du processus de combustion (par exemple lors du fonctionnement d’une centrale électrique qui utilise pour carburant du charbon), <em>etc</em>., pour le stocker dans des réservoirs naturels (champs de pétrole, gisements de gaz naturel épuisés, zones aquifères, <em>etc</em>.). En soi, l’idée n’est pas mauvaise. Cependant, force est de constater que pour s’affranchir d’un problème qu’il a lui-même engendré, l’homme cherche des solutions pour le « capturer », et le cacher sous ses pieds.</p>
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<em>Coût du stockage</em><br />
Si l’on s’en réfère au rapport de l’IPCC (Rapport du GIEC sur le stockage du CO<sub>2</sub>, <a target="_blank" href="http://www.ipcc.ch/">lien IPCC</a>), le stockage du CO<sub>2</sub> permettrait de réduire d’environ un quart les émissions dans l’atmosphère, et donc de « contrôler » le réchauffement de la planète. La capture du CO<sub>2</sub> consiste à le capturer avant, pendant et après la combustion des hydrocarbures – dont il est issu –, à l’aide de technologies qui ont été à l’origine largement utilisées dans les procédés de production des engrais. Pour rester schématique, avant la combustion (pré-combustion) le carburant (CH<sub>4</sub>) est transformé en gaz naturel, air et hydrogène et le CO<sub>2</sub> généré est stocké. Dans la phase de combustion, le gaz naturel est consommé avec l’oxygène, le CO<sub>2</sub> est stocké. Enfin après la combustion, on obtient des gaz d’échappement, et le CO<sub>2</sub> est capturé.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Au niveau géologique, les meilleures roches pour stocker le CO<sub>2</sub> sont celles des champs de pétrole, très étanches, ainsi que celles des champs de gaz naturels épuisés. Ces couches géologiques se situent à une profondeur de 1000 mètres. Pour ce qui est des formations salines profondes, des études sont nécessaires car bien qu’elles possèdent de grande capacité de stockage, leur formation est moins bien maîtrisée. Pour ce qui des réservoirs artificiels, de nombreux laboratoires et instituts de recherche ont déjà réussi à concevoir de nouveaux matériaux à même de capture du CO<sub>2</sub>. En France, l’Institut Lavoisier (<a target="_blank" href="http://www.irem.uvsq.fr/">lien</a>) a mis au point une poudre (baptisée du nom énigmatique de MIL-101). Un mètre cube de cette poudre serait à même de stocker près de 400 mètres cubes de dioxyde de carbone à une température de 25°C ; jusque-là, les meilleurs matériaux disponibles offraient un stockage de 200 mètres cubes. La taille des pores de ce matériau est de l’ordre de 3,5 nanomètres (10<sup>–9</sup> ou 1/1000 000 000).</p>
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<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
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<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />L’estimation des coûts de stockage du CO<sub>2</sub>, qu’il soit  géologique ou sous-marin, est faite à l’aide de modèles (de calculs). Ceux-ci sont utilisés pour les cas suivants :<br />
• Champs naturel épuisé de pétrole ou de gaz naturel<br />
• Zone aquifère<br />
• Injection de CO<sub>2</sub> dans une veine de charbon (ECBM, enhanced coal bed methane recovery)<br />
• Stockage par récupération assisté du pétrole (EOR, enhanced oil recovry)<br />
• Stockage « <em>onshore </em>» (sous-marin) et « <em>offshore </em>»</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/volume-CO2.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> Le potentiel de stockage de CO<sub>2</sub> ainsi que son coût, et son transport, ont été estimés pour 70 régions (Hendriks et <em>al</em>., 2002 : <em>Global Carbon Dioxide Storage and Costs</em>, ECOFYS, EEP-02001 ; IEA, <em>Greenhouse Gas R&#038;D Program: Ocean Storage of CO</em><sub>2</sub>, 1999). Le stockage du CO<sub>2</sub> n’a d’intérêt que si le « transport » de celui-ci ou sa capture se fait sur la distance la plus courte vis-à-vis de la zone de stockage, ou de capture. Dans cette optique, 47 régions ont été sélectionnées. Autre critère de sélection, le volume de stockage (en m<sup>3</sup>) a bien entendu été considéré. Au total, le potentiel terrestre, marin et géologique s’élève à 5880 Gt de CO<sub>2</sub> (gigatonnes de dioxyde de carbone). L’estimation de l’IEA (International Energy Agency, <a target="_blank" href="http://www.iea.org">lien</a>) est au-delà de cette valeur, avec 10 000 Gt de CO<sub>2</sub>.</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/benthic.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Le « poids » des éléments inorganiques carbonés dissous dans les océans est estimé à 38 000 Gt. Celui de l’atmosphère et de la biosphère terrestres est de l’ordre de 2950 Gt (IEA, <em>R&#038;D Program</em>, 1999). En comparaison des réservoirs géologiques, les océans ont une capacité de stockage que l’on peut juger pour illimitée. Mais la mise en œuvre de ce stockage invite pour le moment à la prudence car très peu d’études ont été menées afin de connaître les impacts sur l’environnement et le biotope des eaux. Pour ces raisons, les modèles numériques ne sont pas initiés avant 2015, voire 2030-2050, afin de lever toutes ces « inconnues. »<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Dans ces modèles, les pertes de CO<sub>2</sub> lors de son transport sont estimées à 2 %. Pour rappel, les pertes ou fuites pour un oléoduc sur une longueur de 1000 kilomètres sont de 3 à 4 % (source : IPCC, GIEC). Le coût de stockage est fonction du type de réservoir ainsi que de sa profondeur. Le coût du stockage sous-marin est élevé ; de plus, ce type de stockage est considéré comme une solution de « dernier secours » pour limiter le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère (près de 380 ppm, parties par million en 2007) étant donné le nombre d’inconnues en cas de rupture géologique sous-marine sur l’environnement et les espèces vivantes.</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/tab-1-CO2.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><em>Coût du transport</em><br />
Le coût du transport du CO<sub>2</sub> est estimé sur la base des régions « cibles » évoquées ci-dessus, pour lesquelles le stockage est viable. En moyenne, le coût varie de 1 euro par tonne de CO<sub>2</sub> (transport < 50 km) à 30 euros par tonne de CO<sub>2</sub> (transport > 2000 km). La figure ci-dessous présente le coût du transport en fonction de la capacité de stockage pour trois pays : l’Allemagne, la Fédération de Russie et les États-Unis d’Amérique, ce pour une même quantité de dioxyde de carbone. Par exemple, pour la Fédération de Russie qui est potentiellement le pays qui dispose par an de la plus importante capacité de stockage, le coût de stockage-transport maximum (277 Gt de CO<sub>2</sub>) s’élève à 40 euros. S’agissant du stockage océanique, le coût du transport du CO<sub>2</sub> jusqu’aux côtes et sa décharge dans les profondeurs sous-marines est de l’ordre de 50 euros par tonnes de CO<sub>2</sub>, au regard des technologies actuelles.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/tab-2-CO2.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><em>Potentiels de stockage en Europe</em><br />
Il varie grandement selon les pays, tout particulièrement pour ceux bordés par l’océan Atlantique et la mer du Nord (Royaume-Uni, Norvège, <em>etc</em>.) qui possèdent d’importants gisements sous-marins de gaz et de pétrole. Les données présentées ci-dessus sont issues des résultats du projet GESTCO (<em>Geological European STorage of CO<sub>2</sub></em>, 2004). Au total, le potentiel de stockage européen de dioxyde de carbone est de 826 Gt de CO<sub>2</sub>.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/tab-3-CO2.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p><strong>L’avenir du stockage du CO<sub>2</sub></strong><br />
<em>Stockage et production d’énergie</em><br />
Le principe de stockage du dioxyde de carbone est indissociable du principe de réduction de ses émissions lors de l’utilisation de combustibles fossiles. Différentes « technologies » sont aujourd’hui disponibles pour limiter ces émissions à la source, autrement dit les capturer à la source. Il faudra sans doute attendre quelques décades avant de disposer d’une technologie efficace ; cette constatation implique donc, hors de toute considération technologique et technique, un changement du comportement de chacun vis-à-vis de l’utilisation de l’énergie en attendant que la capture-stockage du dioxyde de carbone soit efficace.</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/scenario-IEA.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Aujourd’hui, 29 % des émissions de CO<sub>2</sub> sont dues à la production d’électricité (40 % de l’électricité produite dans le monde l’est par des centrales au charbon ; source : <em>World Coal Institut</em>, <a target="_blank" href="http://www.worldcoal.org">lien</a>). Ce chiffre, quoique pessimiste, s’avère encourageant pour le futur car c’est justement dans les technologies de production d’électricité que les avancées en matière de capture sont les plus efficaces, (technologie CCS, <em>Carbon Capture and Storage</em>). La mise en œuvre de ces technologies est fortement liée aux développements techniques, économiques, géographiques et géologiques du pays. Étant donné le nombre de projets lancés en recherche et développement dans ce domaine, ce coût devrait considérablement chuter d’ici les 25 prochaines années. Ainsi, la capture d’une tonne de CO<sub>2</sub> dans une veine de charbon coûterait de 8-21 euros, et de 21 à 25 euros dans un réservoir de gaz. L’IEA estime que d’ici à une trentaine d’années les systèmes production d’énergie équipés de CCS, en matière de capture de CO2 et de rendement devraient être comparables à la production d’énergie par les centrales nucléaires où les systèmes de production par énergies renouvelables.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />L’agence internationale de l’énergie (IEA) divise les procédés de stockage-capture en trois parties distinctes : la capture, le stockage et le transport. Pour elle, le coût moyen de capture (en incluant les procédés de pressurisation) s’élève à 21-42 euros par tonne de CO2. Le procédé IGCC (Integrated Gasification Combined Cycle), au cours duquel le CO<sub>2</sub> est capturé avant et après la combustion (on parle de pré-combustion et post-combustion) est un des procédés le plus prometteur avec l’USCSC (Coal-Fired Ultra Supercritical Steam Cycles, système dans lequel les processus de combustion sont extrêmement bien contrôlés, et chacun des composants de turbines ou chaudières optimisés pour limiter tout rejet ; la pression de fonctionnement de ces systèmes dépassent les 20 MPa). Des centrales de production d’électricité (alimentées en charbon ou lignine) fonctionnent avec ce procédé. Le rendement dépasse les 45 % (50 % dans les d’une centrale à base d’USCSC).<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<span style="font-style: italic">Transport</span><br />
Pour ce qui est du transport du dioxyde de carbone vers les points de stockage (réservoirs naturels, sous-marins, aquifères, <span style="font-style: italic">etc</span>.) le coût est estimé à 0,84 à 7 euros par tonne de CO<sub>2</sub> pour une distance de 100 km par oléoduc. Le transport par bateau s’élève à 0,3 à 0,4 euros pour la même distance et la même quantité ; le coût contenu réside dans la disponibilité des navires, en quantité importante et en fiabilité (supertankers, méthaniers. <span style="font-style: italic">etc</span>.), pour peu qu’il s’agissent de navires entretenus, dont l’armateur fait respecter les normes de sécurité. Le coût du transport part voie maritime est assujetti à la distance ainsi qu’au volume.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<span style="font-style: italic">Projets de stockage</span><br />
Comme nous l’avons vu, le dioxyde de carbone peut être stocké dans des réservoirs presque épuisés de gaz (naturel), de pétrole, dans des zones aquifères (poches d’eau souterraines et sous-marines), dans des veines de charbon, de lignine inexploitées ou abandonnées. Les étendues salines aquifères profondes offriraient une capacité entre 1000 et 10 000 Gt de CO<sub>2</sub>, les réservoirs de pétrole et de gaz 920 Gt. Les veines de charbon sont nombreuses mais limitées en volume de stockage. Leur intérêt est donc plus limité. En septembre 2007 (source : IEA report, <em>Near-Term opportunities for carbon dioxide capture and storage</em>), l’IEA a répertorié dix huit projets CCS d’au moins 100 MW de puissance*. Le premier projet doit commencer en 2009 (Karsto, Norvège, 430 MW, centrale PCS EOR), le dernier en 2016 (Tilbury, Royaume-Uni, 1000 MW, centrale à charbon pulvérisé). Les autres projets devraient permettre le développement de centrales de conversion H2/CO2 + CSS (horizon 2010), de gazéification et d&#8217;utilisation du syngaz (gaz de synthèse) + conversion H<sub>2</sub>/CO<sub>2</sub> + CSS (horizon 2016). Quant aux projets commerciaux de recherche et développement dédiés au stockage du CO<sub>2</sub>, l’IEA en a répertorié treize. Certains sont en cours de développement, d’autres opérationnels (ex. : 500 Mt déjà stockées dans le bassin Permien, aux États-Unis d’Amérique depuis 1972). Avec quatre projets, l’Australie se révèle être un acteur dynamique (ex. : projet offshore de Gorgon ; projets terrestres de Otway et Monash, <a target="_blank" href="http://www.monashenergy.com.au">lien</a>). Le Japon et l’Allemagne stockent du CO<sub>2</sub> dans des zones aquifères salines (Nagoaka, Japon : 10,4 kt en 2004-2005 ; Ketsin, Allemagne : 60 kt depuis 2006). En Algérie, 1,2 Mt par an stocké depuis 2004 dans un réservoir de gaz.</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
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<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
________________________<br />
* Pour avoir en tête un idée des échelles de « stockage »,<br />
en une année, une centrale de production au charbon de<br />
500 MW émet près de 3 Mt de CO<sub>2</sub><br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />
</p>
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		<title>Motorisation des ménages</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2008 07:38:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Transport</category>
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		<description><![CDATA[
Tout – ou presque – en images, quelques statistiques relatives à la motorisation des ménages en France (source : Union Routière de France, octobre 2007, Faits et chiffres)

Nota bene :
Les données utilisées pour dresser les graphiques ci-dessous ne sont pas toutes exactement comparables entre elles du fait de champs statistiques et terminologiques (en l’occurrence s’agissant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-voituresFR.jpg" /></div>
<p>Tout – ou presque – en images, quelques statistiques relatives à la motorisation des ménages en France (source : Union Routière de France, octobre 2007, <em>Faits et chiffres</em>)<br />
<a id="more-165"></a></p>
<p><em>Nota bene :</em><br />
Les données utilisées pour dresser les graphiques ci-dessous ne sont pas toutes exactement comparables entre elles du fait de champs statistiques et terminologiques (en l’occurrence s’agissant du terme « possession » et « disposition » de véhicules, entre voiture et véhicule utilitaire léger, de la définition des tranches d’âge). Les irrégularités des courbes sont dues aux méthodes d’échantillonnage. On conviendra donc de s’attacher aux ordres de grandeurs et aux tendances, non aux évolutions d’une année à l’autre.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/menagea.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/menage1960.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/menageb.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />La proportion des ménages ne disposant pas de voiture tend vers une valeur « plancher » de 19 %. Les ménages non motorisés relèvent de plusieurs catégories, qui peuvent d’ailleurs se recouper : personnes très âgées vivant seules ou en couple et ayant abandonné la voiture, habitants du centre-ville des grandes agglomérations, jeunes ménages, ménages momentanément sans voiture et/ou en instance d’achat, <em>etc</em>. Ce « noyau irréductible » non motorisé subsistera dans l’avenir en raison de l’allongement de la durée de vie qui accroît la proportion des personnes âgées [sic].<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />La proportion des ménages disposant de deux ou de plus de voitures continue à croître de façon linéaire. Ceci est en partie dû à ce que les femmes travaillent (et/ou vivent seules) et disposent d’un véhicule. À ceci s’ajoute les voitures achetés pour les enfants majeurs qui ont obtenu leur permis de conduire.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/voitures-comparaison.jpg" /></div>
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		<title>Presse-agrumes</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2008 13:56:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Objets « inutiles »</category>
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		<description><![CDATA[
Presse-agrumes, presse-fruits, presse-citrons. Pour satisfaire à nos besoins réels et fictifs de vitamines et de jus frais, nous utilisons des objets qui avalent, cisaillent et pulvérisent les fruits. Certains sont manuels, d’autres électriques, donc consommateurs d’énergie. Explications sur les meurtres annoncés des sœurs oranges, citrons et limes.
Étymologie
Le mot presse-agrumes est composé du mot presse [sic], [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/acc-agrume.jpg" /></div>
<p>Presse-agrumes, presse-fruits, presse-citrons. Pour satisfaire à nos besoins réels et fictifs de vitamines et de jus frais, nous utilisons des objets qui avalent, cisaillent et pulvérisent les fruits. Certains sont manuels, d’autres électriques, donc consommateurs d’énergie. Explications sur les meurtres annoncés des sœurs oranges, citrons et limes.<br />
<a id="more-164"></a><strong>Étymologie</strong><br />
Le mot presse-agrumes est composé du mot presse [sic], antéposé avec le mot agrume. Les mots à base de préfixe « presse- » sont des néologismes du XX<sup>e</sup> siècle, caractéristiques du développement frénétique des objets créés pour « faciliter » la cuisine, à la <em>machinisation</em> de celle-ci (et au prétendu allégement de la besogne des <em>cuisinières</em>). Ces objets, du plus indispensables (certains le sont) ont <em>soulagé </em>l’homme de gestes jusque-là simples ; mais ils ont aussi engendrés des besoins imaginaires. Comble de l’ironie et du mercantilisme, on se retrouve à payer un appareil pour broyer des légumes, alors que la solution gratuite est entre nos mains.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Le presse-fruits est attesté en 1936 dans un catalogue de jouets du Louvre (source : ATILF, Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française, <a target="_blank" href="http://www.atilf.fr/">lien</a>), le presse-citron en 1877 dans le Littré ; le presse-flan (destiné à emboutir des plaques de tôle) est mentionné en 1927 ; le presse-nouille en 1954 et le presse-bouton (au sens propre comme au sens figuré) en 1977. À noter que le genre du mot antéposé, au singulier ou au pluriel, est sujet à controverse (la boîte de sardine, la boîte à sardines, la boîte de chocolats ou la boîte à chocolats). En toute rigueur, il devrait être au pluriel (on ne presse pas qu’un fruit, auquel cas les inventeurs nous auraient fait acheter un presse-agrume jetable, pléonasme ; mais avec eux, on ne sait jamais ; les mouchoirs en papier ont bien supplantés ceux en tissu) car on juge ce mot pour son action, pas pour ce qu’il contient temporairement.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/machineLaver.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong>Manuel ou électrique ?</strong><br />
Le choix du mode, manuel ou électrique, a-t-il à voir avec notre société ? Nous nous expliquons. Avant l’apparition des grandes-surfaces, il fut un temps où pour se nourrir l’homme avait un rapport à la nourriture différent d’avec aujourd’hui. D’une forme brute, vivante, il devait la tuer (animaux), la préparer (séparation peau, chair, viscères, os, <em>etc</em>.), la diviser (végétaux) pour en tirer les subsistances souhaitées. Ce rapport direct avec ce que l’homme mange a presque disparu dans nos sociétés de consommation (en l’occurrence, nous consommons). Tout est prêt à être abattu, coupé, précuit, décongelé. De sorte que les appareils, dont les presse-agrumes, reflètent à eux seuls ce que nous sommes devenus, des « presse-boutons ventrus. »</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/faim-demo.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong> Centrifugeuse</strong><br />
Le mot « savant » utilisé pour désigner un presse-agrumes électrique est celui de centrifugeuse. Ne confondons pas cet appareil avec celui développé pas la NASA (<em>National Aeronautics And Space, Administration</em>, <a target="_blank" href="http://www.nasa.gov">lien</a>), qui sert à étudier l’effet de la force centrifuge sur l’équilibre des astronautes (force qui met à rude épreuve ces derniers lors du décollage de la fusée). Sous ce mot du plus savant se cache un procédé d’extraction de jus du plus prosaïque, d’aucuns diraient sauvage. Les agrumes, déposé dans un extracteur, sont littéralement mis en pièces par un ensemble de disques tranchants, dont chacun est animé d’une vitesse de rotation élevée. La pulpe et le jus ainsi libérés des fruits, projetés sur les parois de l’extracteur, sont récupérés dans un récipient. Sorte d’estomac magique, le presse-agrumes électrique est symptomatique de tous ces appareils dont l’homme s’entoure, qui consistent à leur faire « digérer » quelque chose sans que l’on ne voie ce qu’il se passe. On peut rapprocher le presse-agrumes d’un moteur de voiture. Le fruit qui sera laminé et sucé est remplacé par le carburant. Tous les <em>résidus</em> seront ensuite jetés (pour le moteur, il s’agit des rejets polluants dus à la combustion du carburant, pour les fruits de tout ce qu’il reste de l’effroyable fruticide).</p>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/centrifugeuse.jpg" /></div>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/mercury1959.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<p>La puissance de ces appareils varie selon les modèles entre 500 et 1200 watts (tout dépend du volume de fruits qui peut être passé au « verdict » de la centrifugeuse).<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />On prendra un malin plaisir à décortiquer les slogans publicitaires qui accompagnent ce genre d’appareils pour les mieux vendre. Pour les uns : « les centrifugeuses vous permettent d’extraire le jus des fruits jusqu’à la dernière goutte » (on peut y déceler notre fameux complexe de supériorité : nous voulons tout extraire, jusqu’au bout) « grâce à des filtres ultrafins » ; cet argument de filtrage est du plus stupide car vous obtiendrez tout autant de jus avec un presse-agrumes manuel, fût-il contenu dans des fragments de pulpe et chair. Certes, il faudra faire un effort, mais il vous en faudra effectuer tout autant – des efforts – pour nettoyer les disques de votre centrifugeuse une fois les fruits bus ou consommés. Quant au volume d’eau nécessaire au nettoyage de ces disques, il est bien plus important que celui nécessaire au nettoyage d’un presse-orange tout simple.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Nos sociétés ont fait de nos cuisines un film hollywoodien ; presser un citron, une orange, doit être fait dans le cadre d’un grand spectacle sonore, mécanique, électrique, le tout épongé et envoyé au tout-à-l’égout à grand renfort d’eau.<br />
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		<title>Le quad : ineptie à tout crin</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2008 12:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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Si vous avez l’habitude de vous promener en forêt ou au bord des rivières, vous avez peut être eu la malchance d’être sauvagement dérangé par l’apparition pétaradante d’un véhicule aux quatre roues surdimensionnées qui faisait autant de bruit qu’un char d’assaut : le quad. Nouvelle plaie de la nature, extension corporelle idéale des imbéciles, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/quad-acc.jpg" /></div>
<p>Si vous avez l’habitude de vous promener en forêt ou au bord des rivières, vous avez peut être eu la malchance d’être <em>sauvagement </em>dérangé par l’apparition pétaradante d’un véhicule aux quatre roues surdimensionnées qui faisait autant de bruit qu’un char d’assaut : le quad. Nouvelle plaie de la nature, extension corporelle idéale des imbéciles, de prétendus défenseurs de la nature (aller plus vite et plus loin, où nul ne peut aller n’en est pas un gage), le quad confirme la pénultième position de l’homme sur l’échelle de l’élégance.<br />
<a id="more-163"></a><br />
<span style="font-weight: bold"> Étymologie</span><br />
Le mot quad qualifie un engin tout-terrain équipé de quatre roues démesurées, pour lui permettre de « bien s’accrocher » à tout type de terrain – et de le mieux défoncer. La formation du mot quad vient simplement de l’adjectif quatre, comme le nombre de ses roues. Quatre, du latin <span style="font-style: italic">quatuor</span>, a pour dérivé <span style="font-style: italic">quattuor</span>, ainsi que d’autres mots qui commençaient par <span style="font-style: italic">quadr</span>-. On prendra un plaisir consommé en apprenant que le latin <span style="font-style: italic">quadrum </span>(c’est-à-dire carré au quadruple), a donné les mots quadrille (groupe de cavaliers qui composent un carrousel) et carillonner (verbe du plus adapté pour le quad qui se précède d’un vaste tintamarre). <em>Quad </em>est également le titre d’une pièce de théâtre de Samuel Beckett (1906-1989) écrite en 1981, pièce symbolique où l’auteur met en scène la condition humaine, la lutte désespérée de l’homme voué à la déchéance quoi qu’il entreprenne.</p>
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<p><strong>Description et origine du quad</strong><br />
Il est des véhicules dont la physionomie à elle seule laisse présager de son arrogance comme de son inutilité. Nous pensions avoir tout vu (qui ne va pas le dimanche matin acheter une baguette de pain avec son 4 x 4, en plein été au au printemps, crainte qu’il ne neige ou que la route ne devienne boueuse ?) ; nous nous trompons. Le quad fait partie de ces véhicules du plus inutile que l’homme invente et chevauche pour ses prétendus loisirs. De la forme d’une brique ou d’une boîte à chaussures, le quad a quelque chose du prosaïque. De sorte que dès que l’on se retrouve sur son siège on doit se sentir tout soudain stupide et enclin à défoncer des sentiers.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /> La quad est un véhicule tout-terrain non couvert, à une ou deux places et équipé de quatre roues. À l’origine (années 50), l’ancêtre du quad, l’ATV (All-Terrain-Vehicle) était utilisé pour accéder à des endroits difficiles d’accès (parcs forestiers, montagnes, exploitations agricoles, <em>etc</em>.). On doit aux constructeurs japonais Suzuki, Honda et Yamaha le développement de ces engins. Le premier véritable quad est le QuadRunner (1987, Suzuki). On distingue les quads dits de loisirs (200 à 300 cm<sup>3</sup>), les quads sportifs (permettent de faire de belles « glissades contrôlées » sur nos beaux layons et sentiers forestiers), et les quads utilitaires (quatre roues motrices). Les quad de compétition disposent d’un moteur surdimensionné (jusqu’à 700 cm<sup>3</sup>). La vitesse maximale d’un quad est de 120 km/h.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Sachant que le poids d’un quad est entre 200 et 400 kg, on lit souvent comme argument que cet engin n’abime pas les jeunes pousses en forêt car ses pneus sont gonflés à basse pression ; cet argument est du plus fallacieux ; qu’ils le soient à haute ou à basse, que le quad se déplace vite ou pas, il y aura toujours 200 à 400 kg qui leur passeront dessus. En matière de protection de la nature, la vérité est la suivante : les quads dégradent le sol, ils arrachent les herbes, détruisent les fleurs, effraient les animaux, les randonneurs.<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />Les quads ne sont pas donnés. Est-ce à dire que c’est un sport de <em>riche</em> ? Les tarifs (<a target="_blank" href="http://www.teamquad80.com/html/fr/materiel-neuf/index.htm">lien</a>, Team Quads 80) moyens sont les suivants :<br />
• Quad homologué, 4 x 4, 1/2 place(s) : 9000-15 000 euros<br />
• Quad loisir : 2000-8000 euros<br />
• Quad utilitaire : 5000-12 000 euros<br />
• Quad de compétition : 8000-20 000 euros</p>
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<p><strong>Une économie en émergence ?</strong><br />
Comme tout nouveau véhicule, le quad a appelé à la création d’une multitude de revues et de clubs, de vêtements, d’équipements et d’accessoires. Comme tous les sports, c’est une niche économique. Le quad fait de l’argent. Une fédération française de quad existe (<a target="_blank" href="http://www.fq.fr">lien</a>). La quad se décline pour tout type de « sportif » (celui du dimanche et du samedi). Le fait, par exemple, que le quad soit populaire au Canada et très répandu ne doit pas servir d’argument à leurs défenseurs français. Le Canada est un pays vaste, où des professionnels trouvent un intérêt réel au quad pour se déplacer (sur leurs exploitations agricole, entres autres). La France n’est pas un pays immense comme le Canada. Pour aller d’un village à un autre, il n’y a pas d’étendues sauvages à traverser. Le quad est apparu en France au début des années 90. En 2008, le parc français est estimé à près de cent mille unités (chiffre à prendre avec des pincettes car les véhicules non homologués ne rentrent pas tous en compte dans l’établissement de cette somme). Qu’en est-il du quad sur la route, pour peu qu’il s’agisse d’un quad homologué ? C’est autorisé (<em>cf</em>. réglementation). Mais utiliser un quad sur une route bitumée est une absurdité. Cet engin n’est ni adapté ni fait pour cela. Dans les virages, le conducteur doit être presque au ralenti sous peine que son véhicule ne devienne incontrôlable (et ne se retrouve sur deux roues) ; et nous ne parlons pas du danger potentiel vis-à-vis des autres véhicules.</p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/quadagri.jpg" /></div>
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<span style="font-weight: bold">Les randonnées en Quad</span><br />
Comble de l’ineptie, des randonnées sont organisées à dos de quad. Quoi de mieux que de découvrir la nature dans le capharnaüm et la pétarade ? D’aucuns mènent cette bête bruyante jusqu’en montagne. Hélas, nous ne sommes pas persuadés qu’il faille utiliser ce genre d’engin pour découvrir les splendeurs de la montagne (des randonnées sont organisées à Valloire, en Haute Savoie, où auront lieu les 27 et 30 juin prochain le Transvalquad, 16<sup>e</sup> édition du salon mondial du Quad, <a target="_blank" href="http://www.journalduquad.com/2008/avril/transvalquad2008.htm">lien</a>).<br />
<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" />En France, de nombreuses associations ont fait des demandes auprès de l’État afin que le quad soient interdits dans les espaces naturels. Leur utilisation ne doit être autorisés que pour les professionnelles (gestion des milieux par les forestiers par exemple). Des maires, face au bruit et à la dangerosité de ces engins, ont pris des arrêtés municipaux.<img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /></p>
<div style="text-align: center"><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/quad-montagne.jpg" /></div>
<p><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><img src="http://www.essperans.fr/blog/wp-content/themes/default/img/es.jpg" /><br />
<strong> Les réglementations françaises</strong><br />
Le quad, véhicule hybride entre la voiture et la moto, s’il n’est pas homologué, ne peut être utilisé sur une voie publique. Un « quadeur » (nous sommes confus d’user de ce néologisme) doit porter un casque (comme les motards) et être assuré (lui comme son véhicule). Si le quad fait moins de 50 cm<sup>3</sup>, il entre dans la catégorie de quadricycles légers à moteur ; le conducteur doit avoir plus de seize ans et posséder un BSR 1 (brevet de sécurité routière ou ASSR 1). Au-delà de 50 cm<sup>3</sup>, le quad devient un quadricycle lourd à moteur. Le conducteur doit avoir plus de seize ans et être titulaire d’un permis B1 ou d’un équivalence au permis A.<br />
De plus amples informations sur la réglementation des véhicules motorisés dans les milieux naturels sont disponibles sur le site du ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables (<a target="_blank" href="http://www.ecologie.gouv.fr/Vehicules-a-moteur-dans-les.html">lien</a>).</p>
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